Niobe Haitas

BSc en Psychologie: Aristotle University, Grèce

MA en Éducation, Genre et Développement International: Institut de l’Éducation, University of London

Candidate au PhD en Sciences Biomedicales, option Sciences du Vieillissement. Affiliation avec Université de Montréal et Centre de Recherche de l’Institut de Gériatrie de Montréal


niobe.haitas@gmail.com


Thèse :
Réorganisation neurofonctionnelle pour maintenir le traitement sémantique pendant le vieillissement: une étude IRMf.


Description : Mon projet de recherche s’intéresse à la réorganisation cérébrale liée au vieillissement. En particulier, de quelle manière l’asymétrie cérébrale a une influence sur la performance d’une tâche sémantique. Les résultats permettront de déterminer si la réduction de l’asymétrie, un phénomène observé en général chez les ainés qui vieillissent bien par rapport aux jeunes pour plusieurs tâches cognitives, l’est aussi pour le traitement sémantique des mots. Aussi, de déterminer le rôle de l’éducation au vieillissement optimal, un facteur qui est connu de favoriser la réserve cognitive et ainsi enrichir les connaissances pour promouvoir le vieillissement optimal.


Problématique : Pendant le vieillissement normal, les résultats aux tâches cognitives peuvent être affectés différemment selon le domaine cognitif (par exemple mémoire, langage, attention, autre) mais aussi selon les caractéristiques individuelles. L’âge et le niveau d’éducation jouent un rôle positif sur les résultats obtenus à de tels tests. Les habiletés linguistiques, comme la mémoire sémantique, sont relativement bien préservées pendant le vieillissement, et cela, grâce à une réorganisation des fonctions du cerveau qui compense le déclin cognitif lié au vieillissement. Selon un tel modèle de réorganisation du cerveau, l’activation cérébrale est distribuée de façon plus symétrique entre les deux hémisphères du cerveau chez les aînés qui vieillissent bien.


Méthodologie: Nous allons comparer la performance de quarante personnes âgées de 60 à 75 ans à celle de quarante jeunes adultes de 20 à 35 ans pour réaliser une tâche d’évaluation de similarité sémantique (lequel des deux mots est plus similaire à un troisième mot). Nous utiliserons pour cela des techniques d’imagérie par résonance magnétique fonctionnelle.